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Australie: The Red Center

Isa , le 28 juillet 2015 12:51

Une grosse semaine après notre arrivée en Australie, nous posions nos valises au coeur de l'Outback, dans l'essence même de la culture arborigène, dans le parc natioanl de Uluru/Ayers rock, classé à l'UNESCO. 

Ayant correctement rechargé nos batteries, frigos...à Alice Springs, nous sommes descendus environ 400km, plus au sud, dans le magnifique King's Canyon. Un autre parc national dont la beauté des paysages nous a là encore, laissé sans voix! Nous avons passé une nuit dans le camping du parc (très cher, le plus cher de tous les campings essayés jusque là, 50AUD par nuit pour 2!!) et le lendemain, nous n'étions qu'à quelques kilomètres à peine du début des différentes ballades qui permettent de découvrir le Canyon. Grands sportifs (sic!), nous avons opté pour le grand tour qui permet de voir le canyon dans sa globalité, soit 3 bonnes heures de marches. Nous avons commencé par la petite marche qui reste dans le fond de la vallée et vous emmène quasiment au bout du canyon, sous les parois en grès rouge. Le contraste de la nature entre les parois rouge-orangées et les arbres, très verts, auguraient déjà d'une ballade encore une fois magnifique. Et ce fut le cas, après une rapide grimpette, nous nous sommes retrouvés sur les hauteurs du Canyon, la vue y était incroyable et la rencontre fortuite avec un jeune python, nous a rappelé qu'ici, la nature est vraiment sauvage (croier un serpent, un dingo ou des crocos au détour d'un chemin n'est pas inhabituel!). Nous avons donc longé les bords du Canyon avec des paysages de dômes de pierres, succédant à de petites "vallées" de grès, amenant à des surplombs culminant à plusieurs dizaines de mètres de haut... Nous en avons vraiment gardé un souvenir émerveillé.

Nous avons ensuite repris la route direction Uluru, n'ayant pas de 4X4, nous avons été obligé de rebrousser chemin d'une centaine de km, puis à nouveau sur Lasseter nous avons gagner Uluru. Après avoir passés la nuit à Curtin Springs, un camping près d'Uluru, gratuit quand on ne réserve pas de site avec électricité...comme nous avions fait le plein de courant la veille, c'était notre cas et nous avons donc pu passer la nuit là bas gratuitement...ce qui a un peu compensé le tarif exorbitant du dernier camping!

Nous sommes arrivés à Uluru le 25 juillet. Nous avons tout d'abord réservé notre place au camping, afin d'être sûr d'avoir un site avec électricité puis nous avons pris la direction du parc. C'est un ensemble gigantesque qui couvre, certes, Uluru mais aussi l'ensemble de monts, Kata Tjuta (le fameux Mt Olga), 40km plus à l'ouest; du coup, les 25AUD par pers pour 3 jours de ticket d'entrée ne nous ont pas semblé si excessif. Nous avons commencé notre visite par le centre culturel qui explique aux néophytes que nous sommes, la culture aborigène locale et l'importance d'Uluru pour cette dernière. Puis, nous avons repris le van pour aller voir ce gros cailloux! Là encore, la découverte fut de taille, un immense rocher de 1,6km sur 350m de haut, de couleur rouge sombre, posé là, au milieu du désert...juste incroyable! Nous avions lu des commentaires de bloggers qui s'interrogeaient sur la pertinence de faire un détour de plusieurs centaines de kilomètres pour voir un gros rocher rouge...pour nous, le gros rocher en question vaut largement le détour, tant sa présence à cet endroit, l'atmosphère qui s'en dégage...paraissent irréelles. Nous en avons fait le tour en voiture (Rhôoooo les flemmards!!) mais avons quand même pris le temps de faire quelques unes des petites balades proposées, afin de découvrir les peintures des aborigènes et des curiosités dans la roche (érodée à certains endroits avec une forme de vague géante de pierre!)

Echappant de peu à une belle averse, nous sommes rentrés au camping la tête pleine d'images de roche rouge, lisse, plantée au coeur du désert australien.  Le lendemain, nous avons poussé jusqu'au Mt Olga. Pour les aborigènes, les deux groupes de rochers-montagnes (Uluru et Kata Tjuta) participent de la même importance spirituelle et l'ambiance que l'on ressent au Mt Olga permet de mieux comprendre l'attachement des locaux à ces sites. Moins fréquenté que Uluru, les balades y sont plus diversifiées, les promeneurs s'y croisent moins et du coup, il se dégage de ces montagnes, une vrai sérénité. Là encore, la roche rouge sombre posée au milieu de rien surprend et laisse réellement perplexe sur la composition géologique de la région! Ces deux jours au coeur du centre rouge, nous ont laissé l'impression de saisir brièvement le coeur battant de ce pays, on s'est promis d'y revenir...

Nous avons donc quitté le Territoire du Nord, direction L'Australie du Sud et notre périple dans le centre rouge s'est poursuivis par la visite de Coober Pedy, la ville minière des opales. Sur des centaines d'hectares, les prospecteurs creusent et mettent au jour des centaines de milliers d'opales de tailles, de couleurs...de valeurs différentes. Nous avons fait le tour d'une ancienne mine reconvertie en musée, qui donne un aperçu de ce qu'était la vie d'un mineur à Coober Pedy, au début du siècle dernier. Encore aujourd'hui la moitié, pour ne pas dire les 2/3 de la ville prospectent. Limite, on se croirait dans le Far Ouest américain au temps de la ruée vers l'or!!! Un vrai saut dans le passé!

Le 27 juillet, une grosse journée de voiture nous attendait, nous avons en effet, rallié Clare à 150 km au nord d'Adélaide, soit un voyage de environ 600km. Partis de Coober Pedy à 8h30, nous sommes arrivés à Clare, à la nuit tombée, à 18h. Mais alors quel changement de décors! Nous sommes passés du désert rouge, au charmantes collines verdoyantes de l'Australie du sud, souvent couvertes de vignes! Un paysage magnifique ou les forêts d'eucalyptus le disputent aux grandes étendues d'herbe grasse, un vrai bonheur pour les milliers de moutons qui y vivent paisiblement. Littéralement amoureux de cet arrière pays si vert (et au final qui nous rappelait quand même la France), nous avons décidé de faire l'impasse sur Adélaide et d'aller creuser le terroir local, c'est à dire les vignobles, le fromage...ce qui s'est terminé, après une journée de ballades dans les vignes, par un bon repas, arrosé de vin rouge de la vallée de Barossa, d'un bout bout de fromage, le tout avec un vrai pain cuit au feu de bois! On s'est régalé!

Le jour suivant nous avons là encore enchaîné les kilomètres jusqu'à Port Fairy, passant de l'Australie du Sud à la région du Victoria, faisant une ultime étape avant d'attaquer notre gros "morceau" du sud australien Great Ocean Road.

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Australie: Le Territoire du Nord

Isa , le 17 juillet 2015 13:33

Nous sommes arrivés à Darwin le 13 juillet, donc après un an et un mois en Asie, nous voilà maintenant en Océanie pour quelques semaines. Tout d'abord, nous sommes de retour dans une culture occidentalisée...avec du fromage, du pain, des steacks de boeuf qui n'ont pas été mariné pour être conservés, du vin et...le tout à des tarifs tout ce qu'il y a de plus européen eux aussi! 

Le 15 juillet, nous récupérions notre nouvelle maison pour 6 semaines. Notre campervan est une sorte de grosse camionnette aménagée avec un petit frigo, un micro onde, un évier avec un réservoir de 37L , 2 plaques au gaz et un coin "salon" qui se transforme en lit 2 places le soir. Rajoutez à tout ceci des placards partout et vous aurez une petite idée de notre maison escargot. Super confortable et relativement maniable (il n'est pas utile d'avoir le permis poids lourd pour le manœuvrer), nous avons pris la route pour un grand U à travers toute l'Australie, soit environ 9500km en 48 jours!!! Notre itinéraire partait donc de Darwin, de là, nous avions programmé 3 jours dans le fabuleux Kakadu national parc, puis Katherine et ses gorges, Mataranka et les sources chaudes, du désert, du désert, du désert... Ensuite, Alice Springs pour faire le plein du frigo, de la bouteille de gaz... Kings Canyon, puis Uluru (biensûr!) complèteraient notre descente vers le sud avec un dernier arrêt à Cobber Peddy pour visiter les mines d'opales, avant d'arriver à Adélaide. Bref, notre périple dans l'Outback, nous prendrait 16 jours, puis le sud de Adélaide (on espère bien y voir les baleines) à Melbourne, en passant par Great Ocean Road, entre autres. De là, Melbourne-Sydney par la route des montagnes si le temps le permet (bref, s'il n'y a pas trop de neige!) et enfin Sydney-Airlie Beach, avec Byron Bay, les Whitesundays et quelques plongées sur la Grande Barrière...Avant un dernier run jusqu'à Brisbane d'ou nous décollerons pour Hawaï le 27 aout!

Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs, tout d'abord l'organisation de la vie à l'autralienne. Au vu des prix des hôtels, B&B, auberges de jeunesse...beaucoup d'australien voyagent dans leur pays par le biais du camping voir du caravanning. D'ailleurs ce serait bête de s'en priver, tout est prévu pour faciliter la vie du campeur...Il existe de nombreux campground, très bien entretenus, avec le choix de réserver un site avec ou sans électricité, les commodités sont généralement très propres (ou alors ma notion de l'hygiène s'est quelque peu modifiée après 1 an en Asie!!). Le prix de la place pour le van pour la nuit est à quelques exceptions près (Uluru, Kings Canyon et globalement les grandes villes) très abordables et le fait de voyager dans sa maison, apporte une liberté de planning fort appréciable. Après quelques ajustements au niveau de l'usage de la 2ème batterie (histoire de pouvoir faire fonctionner la pompe à eau de l'évier et d'avoir toujours de la lumière même quand on n'est pas branché), de nos 37 petits litres d'eau et de la durée de vie de notre bouteille de gaz, on a sereinement affronté l'Outback australien avec ses centaines de kilomètres au milieu de la pampa, des plaines rouge ocre, des kangourous suicidaires, des perroquets multicolores... et des mouches!!! Je pourrai faire tout un article sur les mouches et l'Australie, je crois que je n'avais jamais vu des insectes aussi horripilants et aussi abondants que les mini mouches australiennes...

Nous avons donc quitté Darwin pour Kakadu. Ce parc, classé au patrimoine mondial, est renommé pour ses peintures aborigènes, pour certaines vieilles de plus de 20000 ans, pour ses crocodiles omniprésents, pour ses paysages inoubliables... et pour Crocodile Dundee, c'est là que se passe le film.  Nous avons passé 3 jours à Kakadu.

Le 1er, nous avons été admirer les peintures d'Ubirr et la vue panoramique sur les plaines marécageuses, que l'on a depuis le haut du rock d'Ubirr. La vue était juste à vous couper le souffle, des plaines inondées, verte à perte de vue, des zones de savanes au pied du rocher d'Ubirr d'ou s'épanouissaient des termitières par dizaines et en direction du sud, une forêt de petits résineux, de broussailles et de trous d'eau ou s'ébattent joyeusement les crocos. D'ailleurs, ces derniers sont signalés dans chaque mare, trou d'eau, pseudo rivière et les interdictions de baignade ne sont pas à prendre à la légère. Il y a 2 sortes de crocos en Australie, ceux d'eau douce, plutôt craintifs et ceux d'eau saumâtre, énorme et plutôt agressifs!

Autour d'Ubirr et de Nourlanguie, autre site aborigène ou nous nous sommes rendus le 2ème jour, il y a pleins de ballades à faire à pieds mais il faut toujours garder à l'esprit que l'on peut tomber sur un croco au détour du chemin!!! A Ubirr, d'ailleurs, quand nous longions la rivière, nous en avons vu quelques beaux specimens, paresseusement en train de se faire bronzer... Au delà des crocos, nous n'avons pas manqué d'apercevoir quelques wallaby et des perroquets, des aigles... le parc et même l'arrière pays dans son ensemble, est une région ou la nature garde encore une certaine prédominance sur l'activité humaine et du coup, croiser ces animaux, n'est pas rare.

Finalement, nous avons terminé notre visite de Kakadu par Yellow Waters, une zone marécageuse, bien connue pour ses croisières sur la rivière. Nous avons fait l'impasse sur la croisière (bien trop chère pour notre budget) mais nous n'avons pas manqué le coucher du soleil sublime sur la nature inondée!

Nous serions bien resté un jour de plus pour découvrir un peu plus du parc mais 9500km, ça implique de rouler de temps en temps!! Donc nous avons poursuivis notre road trip vers le sud et vers un autre parc national, celui de Katherine, 175km au sud de Kakadu. Katherine est réputé pour une enfilade de 13 gorges magnifiques, que l'on peut remonter en bateau ou en canoë.

Comme nous ne sommes pas des feignasses, nous avons opté pour le canoë double, qui nous a emmené jusqu'au défilé qui marque le début de la 2ème gorge. Là encore, le paysage était incroyable et le petit pic d'adrénaline qui ne nous a pas quitté tout au long de la remontée de la rivière (là encore la baignade est interdite car il y a des crocos), nous a aidé à pagayer rapidement et sans fatiguer. Nous sommes ensuite descendus de 100km pour nous arrêter à Mataranka, ou nous avons pu profiter de source chaude (32°) en pleine nature (mais là il n'y a plus de crocos...), dans un vrai jardin tropical!! Après l'exercice du matin, ce fut un vrai bonheur que de se laisser porter par le léger courant, dans cette eau si agréable.

Le lendemain, nous entamions notre grande descente vers Alice Springs, soit  environ 700km avec un arrêt pour la nuit au Devil's Marble, un amoncellement de rochers gigantesques, plus ou moins rond (on dirait un jeu de construction géant), qui prennent une teinte rouge orangée au coucher du soleil,  au milieu de plaines désertiques. Le 21 juillet, nous arrivions finalement à Alice Springs ou nous avons refait le plein du frigo, du réservoir et du gaz avant de passer la nuit au pied des MacDonell, une chaîne de "montagnes" qui surplombent la ville. Alice Springs est LA grande ville au centre du pays et elle compte royalement 125000 habitants... C'est une petite ville charmante, ou la population d'aborigènes est très importante. La ville possède d'ailleurs de nombreuses galeries, spécialisées dans l'art local. Pour les aborigènes, l'art est une activité spirituelle qui fait partie intégrante de leur culture millénaire. De ce fait, les représentations graphiques sont plutôt codifiées et finalement, l'acte de peindre est aussi important que le résultat. Vraiment très intéressés, nous avons visité plusieurs galeries et avons pu quelques peu approfondir ce que l'on avait découvert à travers les peintures "rock art" à Kakadu.

Le jour suivant, nous reprenions notre descente vers le sud avec 2 grands détours prévus dans notre programme: King's Canyon et Uluru.

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Les Komodos en mode... sous l'eau

Isa , le 12 juillet 2015 06:53

Quelques clichés pris lors de nos plongées aux Komodos...Barramundi Cod, Leaf Scorpion Fish, Eagle Ray...

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Komodos: des Mantas, des requins, des tortues...et des varans géants

Isa , le 11 juillet 2015 15:30

Notre extension de visa en poche, nous nous sommes envolés pour Florès afin d'aller découvrir l'archipel des Komodos aussi bien sous l'eau que sur terre... Le parc naturel des Komodos est un espace protégé, qui se compose d'un archipel, situé entre Florès et Sumbawa. Barrière naturelle entre le Pacifique et l'océan Indien, la vie marine protégée y est luxuriante, abondante et...impressionnante. Réputées pour être un spot de plongée incontournable pour tout plongeur digne de ce nom, nous ne pouvions manquer d'aller fourrer nos palmes dans les eaux cristallines de l'archipel. 

Arrivés dans la minuscule Labuan Bajo, nous n'avons pas tardé à nous rendre dans le club de plongée que j'avais repéré auparavant sur internet et qui m'avait, de plus, été conseillé par des amies qui avaient plongé dans le parc via ce club précisément. Après nous être inscrit pour 4 jours de plongées, soit 11 plongées, plus une après midi sur l'île de Rinca pour voir les varans, nous sommes partis explorer la ville...En fait, ce fut assez rapide, car Labuan Bajo est un port de pécheur qui basiquement ne compte que trois grandes rues et quelques ruelles transversales. Comme toutes les villes indonésiennes, elle est très étendue. Le centre est en construction; l'ouverture récente de plusieurs lignes quotidiennes entre Florès et Bali annonce un futur boom touristique que les locaux tentent d'anticiper en construisant hôtels, restaurants, clubs de plongées en pagaille. Elle compte aussi un certain nombre de restaurants de bonne qualité et depuis ces bars, restau...la vue sur la baie avec toutes les petites îles est juste magnifique,les couchers du soleil y sont tout bêtement spectaculaires!

Nous avons donc commencé nos plongées dès le lendemain de notre arrivée...et quelles plongées!!! Nous avions fait une micro liste de ce que nous espérions voir pendant ces 4 jours et, que ce soit les Mantas, les requins, les hippocampes pygmés, les poissons grenouilles... on les a tous vu en l'espace de 4 plongées!! Plus un million d'autres poissons, invertébrés, coraux...que nous n'avions jamais vu jusque là! Des couleurs de folie, des tailles incroyables (comme il s'agit d'une zone protégée, les poissons et les organismes marins en général grossissent sans problèmes...), bref des plongées d'exception. Les raies Mantas sont venues nager au dessus d'Alex (vous pouvez voir ça ici) et une raie aigle est restée dans nos palmes, ou pas bien loin, lors de deux magnifiques plongées sur des sites au nord de l'archipel!

Je vous passe les tortues à foison, les poissons-ange énorme et même quelques dauphins, qui sont venus gambader à quelques encablures du bateau. Les Komodos sont réputées pour les courants, parfois très fort qui les balaient, et bien nous n'avons pas été déçu... Parfois, nous étions allègrement ballotés d'un bout à l'autre du site de plongée! Expérience intéressante! 

Finalement, nous avons réservé une journée de plus, soit 3 plongées supplémentaires tellement nous avions été émerveillés par ce que nous avions vu sur les 4 jours écoulés. Du coup, nous avons plongé aux Komodos 14 fois pour la modique somme de 334 euros par personne, ce qui, au vu des prix pratiqués sur Florès est plus que raisonnable (nous avons bénéficié d'une réduction du fait de notre statut d'instructeur et du fait que nous avions tout notre matériel).

L'après midi du 3 jours, nous avons fait une petite halte sur Rinca, une des îles de l'archipel, qui compte un bon milier de varans... Ils sont vraiment impressionnant, de gros lézards qui se font dorer au soleil et qui font facilement 2m-2m50 de long! Ils se nourissent de charognes et sont bien plus rapides qu'ils en ont l'air. Nous avons fait un petit treck d'une grosse heure sur l'île, avec un guide qui sait comment gérer ces si charmantes bestioles, si par hasard on en croisait une au détour du chemin, mais finalement c'est agglutinés sous les cuisines des locaux que nous avons vraiment pu les observer!! Les varans ne mangent qu'une fois par mois, ils mordent leurs proies (biches, buffles...), attendent qu'elle crève de scepticémie, puis la dévorent... ils mangent aussi parfois leurs petits; du coup, ces derniers, pour échapper aux voraces appétits de leurs parents grandissent dans les arbres (on a passé une bonne partie de la ballade la tête en l'air pour être sur qu'aucuns ne risquaient de nous tomber dessus). Charmant!!

Nos 2 derniers jours sur Florès, nous avons loué un scooter et avons arpenté un tant soit peu la campagne environnante; ce qui ne fut pas sans mal car, sur l'île, seule la route principale est vraiment pratiquable, les autres tiennent plus du chemin vaguement goudronné il y a bien 30 ans, avec une pente à plus de 45%... un vrai bonheur pour les pneus (d'ailleurs, comme d'habitude, on a crevé au bout d'une heure!). Nous avons fait 20km dans les terres pour aller voir une magnifique cascade. Nous pensions naïvement que la cascade serait dans la forêt, 200m après le parking pour le scooter. Mais en fait, ça a plus tenu du parcours du combattant que de la réelle balade...Au bout de 20km sur la "nationale", nous bifurquons sur une "route", la cascade se trouvant selon le panneau, 4km en contrebas...après 1,5km de trous, de graviers, de terre, nous laissons le scooter sur le bas côté et poursuivons à pied, persuadés que nous n'arriverons jamais à remonter avec notre petit 50cm3 (finalement un local, nous a remonté et nous étions 3 sur son scooter qui ne devait pas être plus puissant qu'un bête 125cm3!!). Au bout du chemin, nous sommes arrivés devant un "ticket counter, tourist information center" (une cabane en bois avec un improbable toit en tôle) ou nous avons payé nos tickets (sic!) et sommes repartis avec un guide pour 45 min de marche dans la jungle (comme on s'était si bien organisé on était en tong avec une mini bouteille d'eau!!!). Suant, nous sommes finalement arrivés à cette fameuse cascade et ça valait vraiment le détour: personne, une eau bleue émeraude, un petit lac entre 2 gorges ou l'on a pu nager pour aller voir la cascade de plus près...un vrai petit paradis!

Le soir même, nous retrouvions Anthony et Lise pour une ultime soirée ensemble (eux arrivaient sur Florès, nous en repartions). Un périple de 36h nous attendaient le lendemain pour rentrer sur Bali. En effet, voulant économiser sur le prix du retour, nous avions opté pour l'option locale, c'est à dire ferry et bus, plutôt que l'avion... Ce fut la encore un grand moment dans la catégorie "Isa et Alex en transit en Asie"!!! Nous avons donc pris un 1er ferry qui nous emmena de Labuan Bajo à Sape, sur Sumbawa, puis un bus pour traverser Sape (avec l'incourtable mini van surchargé entre Sape et Bima ou nous attendait un vrai bus de voyage, avec air conditionné..), puis à nouveau un ferry entre Sumbawa et Lombok, un bus pour traverser Lombok, encore un ferry jusqu'à Padang Bai sur Bali et un dernier bus entre Padang Bai et Denpasar! Nous sommes arrivés à notre hôtel à Kuta...nous étions littéralement, mort de fatigue!  Là, nous attendait la charmante nouvelle qu'un des volcans du massif de Ijen était en erruption et que son panache de fumée semait une belle pagaille dans le ciel de Bali, l'aéroport fermant un jour sur deux, les vols annulés et reportés aux calendes grecques (c'est la grosse période touristique sur Bali, les australiens sont en vacances et les musulmans fêtaient la fin du Ramadan!)...Je vous laisse imaginer le stress, nous qui avions réservé le van pour l'Australie, l'hotel pour notre 1ère nuit à Darwin...

Finalement, tout est bien qui finit bien, nous avons eu la chance d'avoir notre vol en temps et en heure et après presque 2 mois en Indonésie, c'est avec un petit pincement au coeur que nous avons dit au-revoir aux côtes balinaises et à ce magnifique pays.

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Drifts in Komodos

Isa , le 11 juillet 2015 12:49

Juste pour vous donnez une idée de ce que l'on a vu lors de nos plongées aux Komodos... Une 2ème vidéo devrait suivre d'ici quelques jours avec les poissons plus "anecdotique" que nous y avons vu.

Images d'Alex, montage Douros production


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