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L'Australie: La Côte est de Eden à Raimbow Beach

Isa , le 30 août 2015 03:57

Petit rappel pour ceux à qui ces légers détails géographiques auraient échappé. 

L'Australie étant dans l'hémisphère sud, les saisons sont inversées: du coup, juillet-août sont les 2 gros mois d'hiver. En outre, le nord du pays est soumis à un climat tropical, donc juillet-août sont les mois de la saison sèche, quand au sud...et bien c'est l'hiver, donc pour résumer ça caille!!!!

Comme nous étions un tantinet prévenus, nous avions anticipé et avions acheté un petit radiateur pour le van...ce fut le meilleur achat de tout notre voyage! A partir de Alice Springs, nous avions abandonné l'idée de manger dehors le soir, à Clare, nous avons mis le chauffage la nuit et nous ne l'avons plus débranché avant d'avoir largement dépassé Sydney sur la côte est!

Après notre périple à Philip Island et devant un temps très...breton (sic), nous avons décidé de ne pas trop nous attarder dans le sud et d'amorcer rapidement notre remontée vers le nord, la chaleur et le soleil. De ce fait, nous avons traversé d'une traite tout le sud: de Philip Island à Eden, un petit village sur la côte est. Ce fut une sacré longue route et de retrouver le soleil en arrivant, nous a fait un bien fou. Eden est un petit bled perdu au milieu des collines et qui fini, littéralement, par plonger sur la mer. Le grand intérêt de la côte est à cette période de l'année, outre ces paysages magnifiques, ce sont les baleines. Elles migrent de et vers l'Antarctique, et, Oh bonheur! elles passent tout près des côtes australiennes. Nous nous sommes donc installés en haut d'un des promontoirs de la ville, dans l'espoir infime d'en apercevoir une ou deux...après notre expérience de Warrnambool, on se disait que peut-être... Eh bien non, pas cette fois, par contre quelques kilomètres plus au nord à Ulladula, nous sommes allés à leur rencontre en prenant un des multiples tours à la demi journée. Et là, un petit rorqual d'une bonne dizaine de mètre s'est approché tout près du bateau, nous avons pu le voir clairement faire son show, battre de la nageoire et nous montrer ces fanons...magique...se trouver à moins de 20m d'une baleine reste une expérience unique! Surtout que celle là, elle avait des copains avec qui s'amuser...un groupe de dauphins communs évoluaient à ses côtés, l'Australie, quoi!

Nous avons repris la route ensuite, pour Sydney. C'est une ville magnifique posée sur l'estuaire de la Parramatta. Son opéra avec ses voiles blanches étincelantes et plus généralement, la ville elle-même, en font une étape incontournable de l'Australie. Je mettrai, cependant un bémol, on a beaucoup aimé Melbourne, Sydney...mais les villes australiennes très agréables à vivre, ne méritent pas, à notre avis, un long stop dans un voyage touristique classique. Pour saisir la ville elle-même, je pense sincèrement qu'il faut y vivre. Il n'y a pas beaucoup de monuments à visiter, tout n'est jamais antérieur à 1830 et du coup, c'est l'ambiance qu'il faut arriver à saisir et pour cela, il faut y rester bien plus que quelques jours! Même si prendre un verre au pied de l'opéra au coucher du soleil restera un moment vraiment sympa de notre passage à Sydney.

Après quelques jours en ville, nous avons poursuivis notre périple vers le nord pour nos 1ères plongées australiennes, à Southwest rock. Situé entre Sydney et Brisbane, il s'agit là encore d'une petite bourgade sur l'océan ou nous avons passé 3 jours fabuleux. Le 1er, nous nous sommes posés 2h au soleil sur le promontoir de la ville et là, ce fut un festival de baleines à bosse, qui avaient besoin d'exercices donc on a eu droit à un vrai ballet de sauts, de splash...incroyable!

Et le lendemain, sortie plongée: Fish rock cave. C'est un spot très courru en Australie car il s'agit d'un îlot rocheux au large des côtes, qui compte une vrai grotte sous-marine remplie de homards, et de Wobbegong (espèce de requins) et un canal, lieu de prédilection des requins taureau (a peu près aussi sympathique que les requins bouledogues). D'ailleurs à ce sujet, dans la série Isa et ses super traductions anglais-français... J'ai convaincu Alex de plonger là sur l'argument du "après les requins de récifs, plonger avec des requins nourrices (inoffensifs) nous feraient une belle progression avant de plonger avec des requins plus...impressionnants". Et je m'étais basée sur cette belle théorie car sur les sites internets que j'avais consulté, anglophone, il était question de grey nurse shark...ce qui pour moi était limpide, les requins nourrices...Et bin Non!! Grey nurse sharks, c'est le non anglais du requin taureau, et là, on est très loin du requin inoffensif

Du coup, je vous laisse imaginer ma tête, quand arrivée au fond à 24m, je me retrouve au milieu d'une grosse dizaine de ces charmantes bestioles, dont certain beau bébé de presque 3m!!! Si vous rajoutez à ça, une eau à 19 degrés, une combi de 7mm avec une cagoule (pas l'habitude d'être autant habillée en plongée), il m'a fallu quelques minutes pour ne pas me dire "OH MON DIEU, LAISSEZ MOI VIVRE!!!!!" mais finalement, les requins étaient très tranquille et la perception que l'on a d'eux sous l'eau fait que franchement, ce n'est pas si angoissant que ça. Cette plongée restera dans le top 10 de nos meilleures plongées, vraiment magnifique et impressionnante. La 2ème plongée nous a emmenée dans la grotte, là aussi, depuis le Mexique, nous n'avions pas refait de plongée en cave, et l'impression que nous a laissé celle là est que la plongée en milieu semi clos reste une expérience unique à proscrire pour toute personne un tantinet claustrophobe.  

Notre stop suivant fut la très cool Byron Bay. Ambiance New Age, surf et yoga...on est à la limite de la caricature. Cependant, la ville est entourée par 2 magnifiques plages, paradis des surfers et un promontoir dominé par un phare, qui est devenu mon paradis à moi. Nous sommes donc allés y faire une petite ballade et, là...le festival: un groupe de 20-30 dauphins jouant dans les vagues au pied des falaises, des baleines qui ont montré le bout de leur nez et une tortue qui venait prendre quelques bouffées d'oxygène à la surface!!! Tout cela avec autour de nous un parc magnifique habité de perroquets multicolores, bref, le bonheur! 

Alex a, quand à lui, réalisé un vieux rêve (son cadeau d'anniversaire pour ses 30 ans) et a sauté en parachute juste au dessus de Byron Bay. A 14000Ft, je ne sais toujours pas comment il a osé faire un saut pareil (bon ok, il était en tandem et finalement, le pas de sauter hors de l'avion, c'est plutôt l'instructeur qui l'a décidé...mais quand même). 

Après avoir laissé le taux d'adrénaline d'Alex revenir à un niveau raisonnable, nous avons poursuivis notre road trip vers le nord, pour la dernière étape de notre aventure australienne, la plongée sur la Grande Barrière. 

Alors, tout d'abord, c'est extrèmement cher!!! Et en hiver, l'eau y est aussi à 19 degrés. Nous avions entendu pas mal d'echos sur l'état déplorable des coraux du côté de Cairns, du coup, nous avons décidé de plonger tout au sud, du côté de Lady Musgrave. En fait, la Grande Barrière de corail s'étend au large des côtes australiennes sur 2500km environ et se compose de milliers de petits ilots, lagons... Nous avons donc opté pour Lady Musgrave au sud, via un club de plongée qui propose 2 plongées dont une sur l'extérieur du récif donc face à l'immensité du Pacifique, à un prix presque raisonnable. Ce que nous ignorions, c'est que l'an passé, la côte est australienne a essuyé les allers-retours d'un violent cyclone, qui a pas mal abîmé les coraux. Du coup, notre 1ère plongée fut assez...destabilisante, car nous ne nous attendions pas à trouver autant de coraux mort. Mais ce fut malgré tout une plongée magnifique car nous avons été gratifié de la visite de 2 magnifiques Mantas!!! Et d'un requin de récif! La 2ème plongée se situait à l'intérieur du lagon et là, par contre, du fait de la barrière récifale, les coraux avaient échappé à la houle terrible générée par le cyclone. La visibilitée était top (25-30m) et les coraux durs splendides, des bans de poissons magnifiques, bref une plongée géniale. Mais je dois bien reconnaître que ça m'a tout de même semblé bien cher et si c'était à refaire, on irait plutôt sur la petite barrière, sur la côte ouest. 

Le secret avec la plongée sur la Grande Barrière, c'est que pour voir des sites magnifiques, il faut aller dans des endroits ou il n'y a pas trop de plongeurs et pour se faire, nécessairement, il faut aller sur des ilots éloignés et là, ça coute encore plus cher. Donc pour plonger en Australie, sur la Grande Barrière, il faut avoir sacrément économisé ou s'appeler Crésus! 

A quelques jours de notre départ, nous nous sommes installés 300km plus au sud à Raimbow Beach, une plage superbe de 26km de long, bordée par des dunes de sables de couleurs différentes, du rouge ocre, au blanc. Avec la lumière du soleil, les couleurs apparaissent plus ou moins distinctement... d'ou le nom de Raimbow! Ces quelques jours, au même endroit, sans déplacer le van, ou les ballades et les apéros sur la plage se sont succédés, nous ont permis de faire le point sur ce magnifique voyage de presque 7 semaines en Australie et d'aborder notre destination suivante: Hawaï! 

Le 28 août, nous rendions notre van à Brisbane, après avoir enregistré exactement 10000km au compteur (bon... pour faire pile 10000, on a fait quelques allers et retours dans la rue du loueur, pour avoir le chiffre exact!!) Et nous nous envolions à 18h pour Honolulu, où nous avons atterri à 7h du matin...le 28 août!!! Et oui, passant la limite des 24h de fuseau horaire, on a vécu 2 fois la journée du 28!!

 

 

 

 

 

 


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Great Ocean Road, Melbourne et Philip Island

Isa , le 6 août 2015 07:02

Ca y est! Nous sommes sur la côte, en face de l'Antarctique! Face à nous, l'océan se déchaîne; l'hiver australien qui veut que plus on part vers le sud, plus on a froid au mois d'août, nous montre bien à quel point nous avons du mal à nous réhabituer au froid après plus d'un an, sous le climat des tropiques. Mais par contre, le paysage est là encore incroyable, une côte découpée, déchiquetée par l'errosion, un océan aux vagues gigantesques, une nature sauvage! 

Après une nuit au son des vagues à Port Fairy, nous attaquons la côte sud, par la visite du vieil Warrnambool. Ce village de pécheurs, aujourd'hui une vraie petite ville, fut fondé fin 1840 et s'illustra par le nombre relativement faramineux de navires qui a coulé en tentant de rallier son port. On dénombre pas loin de 638 épaves dont le célèbre Loch Ard (3 mois de mer depuis l'Angleterre, il coula corps et biens... seul 2 passagers et membres d'équipage ont survécut au naufrage) qui gisent par le fond le long de la côte sud de l'Australie. On dirait, à voir la côte elle-même, que les hauts fonds se disputent avec les eccueils le privilègent de faire couler les navires.

Cette visite fut vraiment passionnante, nous immergeant dans la vie des colons de l'époque. On comprend mieux l'histoire de l'Australie quand on finit par connaître son histoire maritime.

Warrnambool se distingue aussi par un promontoir sur Logan Beach duquel de mai à novembre, on peut facilement observer les baleines qui migrent de et vers l'Antarctique. Donc rien n'est plus facile, vous arrêtez votre voiture sur le parking du promontoir, vous faîtes 50m à pied en direction de la passerelle et là, jumelle ou appareil photo à la main vous attendez... Nous, on a poireauté exactement 9 minutes avant de voir une mère et son petit, là, à quelques mètres de la plage, juste en face de nous...Là encore les mots me manquent pour exprimer à quel point ce pays est un vrai régal pour les amoureux de la vie sauvage!!

Nous avons ensuite repris la route pour 240km de folie... Great Ocean Road, c'est avant tout une nationale qui longe la côte déchiquetée du sud australien, mais alors quel spectacle!! Tout d'abord, la 1ère partie de la route longe la côte jusqu'à Port Campbell et ses fameux 12 apôtres. On dirait un peu la Normandie mais pile de l'autre côté du globe. Des pitons rocheux battus par les vagues, des plages qui disparaîssent sous l'assault des marées...

Puis, la route s'enfonce dans les terres et là, on arrive en pleine rainforest...Des fougères géantes, des forêts d'eucalyptus non moins imposants, le tout habillant des collines verdoyantes qui finissent invariablement par plonger à nouveau vers l'océan...

Et c'est là que l'on attaque la dernière partie du voyage, une route creusée à flanc de falaise, aux méandres sans fin, zigzaguant à l'infini ou presque... jusqu'à Torquay, en tous cas, village réputée pour sa célèbre Bells Beach, mecque des surfeurs, un spot d'enfer qui fut immortalisé pour le grand public dans la dernière scène de Point Break (pour les fans, quand Boddy prend la vague du siècle et échappe définitivement à Johnny Uta). Bref, une plage d'enfer pour tous les mordus de surfs...

Et c'est l'arrivée à Melbourne. Nous avions trouvé un camping à quelques encablures en train du centre. Melbourne est une ville tracée au cordeau, rues à angle droit, cathédrales et églises du milieu du siècle dernier en moyenne...une ville à la skyline fort sympathique et aux musées d'art qui le sont encore plus. Cette année pour la saison hivernale, ce sont les grandes oeuvres de la collection de La Grande Catherine et donc de l'Ermitage, qui se sont déplacées, là, à Melbourne. Je n'ai pas pu m'empécher d'aller y faire un petit tour, en mal de peintures de la Renaissance italienne et des artistes flamands du 16ème. 

Le lendemain, nous étions repartis pour Philip Island, 150km plus au sud. Terrain de jeux des citadins, c'était au tour d'Alex de se faire plaisir en allant visiter le circuit de Moto Gp, les stands, la tour de contrôle...

Puis, nous sommes allés visiter la réserve ou sont étudiés et choyés les koalas... Des boules de poils adorables, surtout actives la nuit pour manger et qui dorment en équilibre plutôt instables sur les eucalyptus. Des kangourous et des perroquets plus tard, nous étions installés pour la "parade" des pinguins pygmés... des mini pinguins de 30cm de haut qui à la nuit tombée, tous les soirs rentrent au bercail par petits groupes...rien que de les voir escalader la plage et les pierres qui la parsèment pour rentrer dans leur nid, sur la colline adjacente, et bien c'est tordant, ils se dandinent, pas bien sûr d'eux, s'attendant les uns les autres... trop chou!!!

Le jour suivant, nous reprenions notre Road Trip en direction de Sydney. 

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Les animaux australiens...peu commun à nos yeux d'européens

Isa , le 6 août 2015 06:14

Nos amis les bêtes...Bon, il manque le python et le dingo mais je n'ai pas eu le reflexe photo assez rapide!

Alors, le croco a été pris lors d'une promenade à Kakadu, de même que le perroquet noir à queue orange. Les koalas eux, étaient dans le parc de Philip Island, ainsi que les pingouis (mais là c'est une photo d'une carte postale parce qu'on n'avait pas le droit de les photographier quand ils sortaient de l'eau). Les baleines, nous les avons vues à Warrnambool, le kangourou et le perroquet, eux, c'était dans le camping ou nous étions à Port Campbell. La termitière, c'était le long de Stuart Highway avant d'arriver à Alice Springs et les perroquets roses, le long de la route menant à Kings Canyon.

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Australie: The Red Center

Isa , le 28 juillet 2015 12:51

Une grosse semaine après notre arrivée en Australie, nous posions nos valises au coeur de l'Outback, dans l'essence même de la culture arborigène, dans le parc natioanl de Uluru/Ayers rock, classé à l'UNESCO. 

Ayant correctement rechargé nos batteries, frigos...à Alice Springs, nous sommes descendus environ 400km, plus au sud, dans le magnifique King's Canyon. Un autre parc national dont la beauté des paysages nous a là encore, laissé sans voix! Nous avons passé une nuit dans le camping du parc (très cher, le plus cher de tous les campings essayés jusque là, 50AUD par nuit pour 2!!) et le lendemain, nous n'étions qu'à quelques kilomètres à peine du début des différentes ballades qui permettent de découvrir le Canyon. Grands sportifs (sic!), nous avons opté pour le grand tour qui permet de voir le canyon dans sa globalité, soit 3 bonnes heures de marches. Nous avons commencé par la petite marche qui reste dans le fond de la vallée et vous emmène quasiment au bout du canyon, sous les parois en grès rouge. Le contraste de la nature entre les parois rouge-orangées et les arbres, très verts, auguraient déjà d'une ballade encore une fois magnifique. Et ce fut le cas, après une rapide grimpette, nous nous sommes retrouvés sur les hauteurs du Canyon, la vue y était incroyable et la rencontre fortuite avec un jeune python, nous a rappelé qu'ici, la nature est vraiment sauvage (croier un serpent, un dingo ou des crocos au détour d'un chemin n'est pas inhabituel!). Nous avons donc longé les bords du Canyon avec des paysages de dômes de pierres, succédant à de petites "vallées" de grès, amenant à des surplombs culminant à plusieurs dizaines de mètres de haut... Nous en avons vraiment gardé un souvenir émerveillé.

Nous avons ensuite repris la route direction Uluru, n'ayant pas de 4X4, nous avons été obligé de rebrousser chemin d'une centaine de km, puis à nouveau sur Lasseter nous avons gagner Uluru. Après avoir passés la nuit à Curtin Springs, un camping près d'Uluru, gratuit quand on ne réserve pas de site avec électricité...comme nous avions fait le plein de courant la veille, c'était notre cas et nous avons donc pu passer la nuit là bas gratuitement...ce qui a un peu compensé le tarif exorbitant du dernier camping!

Nous sommes arrivés à Uluru le 25 juillet. Nous avons tout d'abord réservé notre place au camping, afin d'être sûr d'avoir un site avec électricité puis nous avons pris la direction du parc. C'est un ensemble gigantesque qui couvre, certes, Uluru mais aussi l'ensemble de monts, Kata Tjuta (le fameux Mt Olga), 40km plus à l'ouest; du coup, les 25AUD par pers pour 3 jours de ticket d'entrée ne nous ont pas semblé si excessif. Nous avons commencé notre visite par le centre culturel qui explique aux néophytes que nous sommes, la culture aborigène locale et l'importance d'Uluru pour cette dernière. Puis, nous avons repris le van pour aller voir ce gros cailloux! Là encore, la découverte fut de taille, un immense rocher de 1,6km sur 350m de haut, de couleur rouge sombre, posé là, au milieu du désert...juste incroyable! Nous avions lu des commentaires de bloggers qui s'interrogeaient sur la pertinence de faire un détour de plusieurs centaines de kilomètres pour voir un gros rocher rouge...pour nous, le gros rocher en question vaut largement le détour, tant sa présence à cet endroit, l'atmosphère qui s'en dégage...paraissent irréelles. Nous en avons fait le tour en voiture (Rhôoooo les flemmards!!) mais avons quand même pris le temps de faire quelques unes des petites balades proposées, afin de découvrir les peintures des aborigènes et des curiosités dans la roche (érodée à certains endroits avec une forme de vague géante de pierre!)

Echappant de peu à une belle averse, nous sommes rentrés au camping la tête pleine d'images de roche rouge, lisse, plantée au coeur du désert australien.  Le lendemain, nous avons poussé jusqu'au Mt Olga. Pour les aborigènes, les deux groupes de rochers-montagnes (Uluru et Kata Tjuta) participent de la même importance spirituelle et l'ambiance que l'on ressent au Mt Olga permet de mieux comprendre l'attachement des locaux à ces sites. Moins fréquenté que Uluru, les balades y sont plus diversifiées, les promeneurs s'y croisent moins et du coup, il se dégage de ces montagnes, une vrai sérénité. Là encore, la roche rouge sombre posée au milieu de rien surprend et laisse réellement perplexe sur la composition géologique de la région! Ces deux jours au coeur du centre rouge, nous ont laissé l'impression de saisir brièvement le coeur battant de ce pays, on s'est promis d'y revenir...

Nous avons donc quitté le Territoire du Nord, direction L'Australie du Sud et notre périple dans le centre rouge s'est poursuivis par la visite de Coober Pedy, la ville minière des opales. Sur des centaines d'hectares, les prospecteurs creusent et mettent au jour des centaines de milliers d'opales de tailles, de couleurs...de valeurs différentes. Nous avons fait le tour d'une ancienne mine reconvertie en musée, qui donne un aperçu de ce qu'était la vie d'un mineur à Coober Pedy, au début du siècle dernier. Encore aujourd'hui la moitié, pour ne pas dire les 2/3 de la ville prospectent. Limite, on se croirait dans le Far Ouest américain au temps de la ruée vers l'or!!! Un vrai saut dans le passé!

Le 27 juillet, une grosse journée de voiture nous attendait, nous avons en effet, rallié Clare à 150 km au nord d'Adélaide, soit un voyage de environ 600km. Partis de Coober Pedy à 8h30, nous sommes arrivés à Clare, à la nuit tombée, à 18h. Mais alors quel changement de décors! Nous sommes passés du désert rouge, au charmantes collines verdoyantes de l'Australie du sud, souvent couvertes de vignes! Un paysage magnifique ou les forêts d'eucalyptus le disputent aux grandes étendues d'herbe grasse, un vrai bonheur pour les milliers de moutons qui y vivent paisiblement. Littéralement amoureux de cet arrière pays si vert (et au final qui nous rappelait quand même la France), nous avons décidé de faire l'impasse sur Adélaide et d'aller creuser le terroir local, c'est à dire les vignobles, le fromage...ce qui s'est terminé, après une journée de ballades dans les vignes, par un bon repas, arrosé de vin rouge de la vallée de Barossa, d'un bout bout de fromage, le tout avec un vrai pain cuit au feu de bois! On s'est régalé!

Le jour suivant nous avons là encore enchaîné les kilomètres jusqu'à Port Fairy, passant de l'Australie du Sud à la région du Victoria, faisant une ultime étape avant d'attaquer notre gros "morceau" du sud australien Great Ocean Road.

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Australie: Le Territoire du Nord

Isa , le 17 juillet 2015 13:33

Nous sommes arrivés à Darwin le 13 juillet, donc après un an et un mois en Asie, nous voilà maintenant en Océanie pour quelques semaines. Tout d'abord, nous sommes de retour dans une culture occidentalisée...avec du fromage, du pain, des steacks de boeuf qui n'ont pas été mariné pour être conservés, du vin et...le tout à des tarifs tout ce qu'il y a de plus européen eux aussi! 

Le 15 juillet, nous récupérions notre nouvelle maison pour 6 semaines. Notre campervan est une sorte de grosse camionnette aménagée avec un petit frigo, un micro onde, un évier avec un réservoir de 37L , 2 plaques au gaz et un coin "salon" qui se transforme en lit 2 places le soir. Rajoutez à tout ceci des placards partout et vous aurez une petite idée de notre maison escargot. Super confortable et relativement maniable (il n'est pas utile d'avoir le permis poids lourd pour le manœuvrer), nous avons pris la route pour un grand U à travers toute l'Australie, soit environ 9500km en 48 jours!!! Notre itinéraire partait donc de Darwin, de là, nous avions programmé 3 jours dans le fabuleux Kakadu national parc, puis Katherine et ses gorges, Mataranka et les sources chaudes, du désert, du désert, du désert... Ensuite, Alice Springs pour faire le plein du frigo, de la bouteille de gaz... Kings Canyon, puis Uluru (biensûr!) complèteraient notre descente vers le sud avec un dernier arrêt à Cobber Peddy pour visiter les mines d'opales, avant d'arriver à Adélaide. Bref, notre périple dans l'Outback, nous prendrait 16 jours, puis le sud de Adélaide (on espère bien y voir les baleines) à Melbourne, en passant par Great Ocean Road, entre autres. De là, Melbourne-Sydney par la route des montagnes si le temps le permet (bref, s'il n'y a pas trop de neige!) et enfin Sydney-Airlie Beach, avec Byron Bay, les Whitesundays et quelques plongées sur la Grande Barrière...Avant un dernier run jusqu'à Brisbane d'ou nous décollerons pour Hawaï le 27 aout!

Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs, tout d'abord l'organisation de la vie à l'autralienne. Au vu des prix des hôtels, B&B, auberges de jeunesse...beaucoup d'australien voyagent dans leur pays par le biais du camping voir du caravanning. D'ailleurs ce serait bête de s'en priver, tout est prévu pour faciliter la vie du campeur...Il existe de nombreux campground, très bien entretenus, avec le choix de réserver un site avec ou sans électricité, les commodités sont généralement très propres (ou alors ma notion de l'hygiène s'est quelque peu modifiée après 1 an en Asie!!). Le prix de la place pour le van pour la nuit est à quelques exceptions près (Uluru, Kings Canyon et globalement les grandes villes) très abordables et le fait de voyager dans sa maison, apporte une liberté de planning fort appréciable. Après quelques ajustements au niveau de l'usage de la 2ème batterie (histoire de pouvoir faire fonctionner la pompe à eau de l'évier et d'avoir toujours de la lumière même quand on n'est pas branché), de nos 37 petits litres d'eau et de la durée de vie de notre bouteille de gaz, on a sereinement affronté l'Outback australien avec ses centaines de kilomètres au milieu de la pampa, des plaines rouge ocre, des kangourous suicidaires, des perroquets multicolores... et des mouches!!! Je pourrai faire tout un article sur les mouches et l'Australie, je crois que je n'avais jamais vu des insectes aussi horripilants et aussi abondants que les mini mouches australiennes...

Nous avons donc quitté Darwin pour Kakadu. Ce parc, classé au patrimoine mondial, est renommé pour ses peintures aborigènes, pour certaines vieilles de plus de 20000 ans, pour ses crocodiles omniprésents, pour ses paysages inoubliables... et pour Crocodile Dundee, c'est là que se passe le film.  Nous avons passé 3 jours à Kakadu.

Le 1er, nous avons été admirer les peintures d'Ubirr et la vue panoramique sur les plaines marécageuses, que l'on a depuis le haut du rock d'Ubirr. La vue était juste à vous couper le souffle, des plaines inondées, verte à perte de vue, des zones de savanes au pied du rocher d'Ubirr d'ou s'épanouissaient des termitières par dizaines et en direction du sud, une forêt de petits résineux, de broussailles et de trous d'eau ou s'ébattent joyeusement les crocos. D'ailleurs, ces derniers sont signalés dans chaque mare, trou d'eau, pseudo rivière et les interdictions de baignade ne sont pas à prendre à la légère. Il y a 2 sortes de crocos en Australie, ceux d'eau douce, plutôt craintifs et ceux d'eau saumâtre, énorme et plutôt agressifs!

Autour d'Ubirr et de Nourlanguie, autre site aborigène ou nous nous sommes rendus le 2ème jour, il y a pleins de ballades à faire à pieds mais il faut toujours garder à l'esprit que l'on peut tomber sur un croco au détour du chemin!!! A Ubirr, d'ailleurs, quand nous longions la rivière, nous en avons vu quelques beaux specimens, paresseusement en train de se faire bronzer... Au delà des crocos, nous n'avons pas manqué d'apercevoir quelques wallaby et des perroquets, des aigles... le parc et même l'arrière pays dans son ensemble, est une région ou la nature garde encore une certaine prédominance sur l'activité humaine et du coup, croiser ces animaux, n'est pas rare.

Finalement, nous avons terminé notre visite de Kakadu par Yellow Waters, une zone marécageuse, bien connue pour ses croisières sur la rivière. Nous avons fait l'impasse sur la croisière (bien trop chère pour notre budget) mais nous n'avons pas manqué le coucher du soleil sublime sur la nature inondée!

Nous serions bien resté un jour de plus pour découvrir un peu plus du parc mais 9500km, ça implique de rouler de temps en temps!! Donc nous avons poursuivis notre road trip vers le sud et vers un autre parc national, celui de Katherine, 175km au sud de Kakadu. Katherine est réputé pour une enfilade de 13 gorges magnifiques, que l'on peut remonter en bateau ou en canoë.

Comme nous ne sommes pas des feignasses, nous avons opté pour le canoë double, qui nous a emmené jusqu'au défilé qui marque le début de la 2ème gorge. Là encore, le paysage était incroyable et le petit pic d'adrénaline qui ne nous a pas quitté tout au long de la remontée de la rivière (là encore la baignade est interdite car il y a des crocos), nous a aidé à pagayer rapidement et sans fatiguer. Nous sommes ensuite descendus de 100km pour nous arrêter à Mataranka, ou nous avons pu profiter de source chaude (32°) en pleine nature (mais là il n'y a plus de crocos...), dans un vrai jardin tropical!! Après l'exercice du matin, ce fut un vrai bonheur que de se laisser porter par le léger courant, dans cette eau si agréable.

Le lendemain, nous entamions notre grande descente vers Alice Springs, soit  environ 700km avec un arrêt pour la nuit au Devil's Marble, un amoncellement de rochers gigantesques, plus ou moins rond (on dirait un jeu de construction géant), qui prennent une teinte rouge orangée au coucher du soleil,  au milieu de plaines désertiques. Le 21 juillet, nous arrivions finalement à Alice Springs ou nous avons refait le plein du frigo, du réservoir et du gaz avant de passer la nuit au pied des MacDonell, une chaîne de "montagnes" qui surplombent la ville. Alice Springs est LA grande ville au centre du pays et elle compte royalement 125000 habitants... C'est une petite ville charmante, ou la population d'aborigènes est très importante. La ville possède d'ailleurs de nombreuses galeries, spécialisées dans l'art local. Pour les aborigènes, l'art est une activité spirituelle qui fait partie intégrante de leur culture millénaire. De ce fait, les représentations graphiques sont plutôt codifiées et finalement, l'acte de peindre est aussi important que le résultat. Vraiment très intéressés, nous avons visité plusieurs galeries et avons pu quelques peu approfondir ce que l'on avait découvert à travers les peintures "rock art" à Kakadu.

Le jour suivant, nous reprenions notre descente vers le sud avec 2 grands détours prévus dans notre programme: King's Canyon et Uluru.


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