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Le Népal

Isa , le 7 avril 2015 15:22
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Le Népal avec les détails pratiques

Isa , le 7 avril 2015 15:22

Bonnes adresses:

Katmandou:

Thamel Grand Hôtel

Thamel

44600 Katmandou

Tarif pour 1 nuit: 30 euros avec les petits dej' ; il s'agit d'un hôtel bien placé dans le haut de Thamel. Plus cher que ce que nous réservons habituellement, la venue de ma mère nous a poussé à réserver quelque chose de moins rustique.

Pokhara:

Hôtel Splendid View

Gaurighat-06, Lakeside,

33411 Pokhara

Tarif pour 1 nuit: 28 euros avec les petits déj', mais de toutes façons, les 2 nuits que nous avons passé à Pokhara étaient comprises dans le forfait trek

Bakhtapur:

Shiva Guesthouse

Khuma Tole,

44800 Bhaktapur

Tarif pour 1 nuit: 15 euros avec SDB commune mais chambre sympa comme tout qui donne sur Durbar square

 

Tarif du taxi:

Course Thamel-Aéroport: 500 Roupies népalaises (800 à 1H du matin)

Course Thamel-Bhaktapur: 900 Nrps

 

A voir:

-Biensûr les montagnes, quelque soit le massif

-Les Mandalas

-Patan

-Bhaktapur

-Boudnath

-Nagarkot (si vous avez du bol et que la brume s'est levée)

-La vieille ville de Katmandou...

 

Ce que l'on a aimé:

-Le trek, le contact avec la nature

-La bienveillance népalaise

-Les cours avec Madhu

-La spiritualité 

Ce que l'on a moins aimé:

-Le bazar proverbial au départ et à l'arrivée à l'aéroport

-Le fait qu'il faut se méfier de tous les "attrape touriste" potentiel!! Genre les sociétés d'expédition de colis en Europe qui ne font pas leur travail sans un suivi réactif 

 

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Le Népal avec les yeux de Claire
Le Népal

 


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Le Népal avec les yeux de Claire

Isa , le 7 avril 2015 02:50
Voilà le grand jour que j'aborde avec une légère appréhension, mais qui disparaît rapidement. Le voyage m'a semblé long. À Kathmandu le temps des formalités, me voilà dehors et là, panique car je ne vois ni Isabelle, ni Alex. Les taxis se précipitent pour m’offrir leurs services quand soudain mon regard s'illumine et l'angoisse disparaît, Les gamins sont là. Gros bisous, grande émotion et nous voilà dans un taxi vers l'hôtel. Plein de choses à se raconter mais dans ces moments là, on ne sait pas par quel bout attaquer!! Deux semaines à passer ensemble, c'est à la fois long et court! La découverte de la ville fut un choc. La circulation est hallucinante. Si nous sommes vigilants aux panneaux de signalisation, les Népalais sont attentifs à tout ce qui bouge. Les gens, les vélos avec leur gros chargement, les tuc tucs, les voitures, les camions les vaches, les chiens et autres animaux. Tout le monde semble vivre sa vie au rythme des klaxons. Les échoppes, toutes collées les unes aux autres, 
diffusent de l'encens pour nous faire oublier la pollution ambiante des autos et des poubelles qui gisent un peu partout dans la ville et les toiles de câbles électriques qui masqueraient presque le soleil. 
Beaucoup de misère mais beaucoup de gentillesse et de sourires. Tout le monde veut faire son commerce et c'est celui qui baissera le mieux son prix qui emportera le marché. La première journée est riche en retrouvailles et découvertes. Notre hôtel "Tamel" se situe, en plein centre, comme une véritable bulle, rassurante et protectrice.
"Namaste", a été mon premier petit mot magique pour saluer les gens. On s'installe à une table et c'est l'hésitation, la peur d'avoir la "tourista", puis j'oublie toutes mes peurs européennes et je découvre des plats aux saveurs très épicées et qui me plaisent. Je goûte leur "thé ginger lemon honey et je suis conquise pour tout le séjour. 
Les premiers jours nous avons été au temple des singes avec Isa. Alex, avec beaucoup de délicatesse, nous avait laissé seules pour ces premiers instants de retrouvailles. La traversée à pieds de Kathmandu est un mélange de dégoût et de pitié. Tant de misère, de saleté et tous ces gens qui arrivent à vivre là dedans, je me dis que nous vivons dans un autre monde bien aseptisé. Les singes ne semblent ni agressifs ni voleurs, ils vivent. Des drapeaux de prières qui s’étirent du sommet du temple aux arbres ou aux poteaux électriques en contre bas. Les temples sont propres et de petites mains s’agitent avec ces drôles de petits balais (petit manche et assez long plumeau) La boussole nous a servi pour le retour à l’hôtel. Repas, première nuit népalaise, et le lendemain visite d’un autre temple. Très propre et nous essayons d’aborder la visite dans le bon sens. Les moulins à prières, énormes, les sculptures sur bois magnifiques, des fenêtres toutes ciselées, un vrai travail d’orfèvre, tout est un peu disproportionné quand on veut rendre hommage à aux dieux quels qu’ils soient. Ce fut une journée riche en enseignements religieux. Le lendemain je me laisse guider, Isa et Alex ont préparé le treck, réservé le guide "Rabi", enfin aucun souci pour moi, que le plaisir de marcher à la conquête des plus hauts sommets, avec Isa et Alex. Katmandu Pokhara en taxi est assez mémorable par ses beaux paysages mais aussi par ce côté un peu miraculeux d'arriver à bon port. Comme dit Isa, il faut faire confiance, ce que j'ai appris rapidement. Pokhara est la ville des trecks, il y a des travaux partout, la misère semble moins présente ou mieux camouflée. Remis de notre épopée chaotique, dès la première heure nous montons sur la terrasse au sommet de l'hôtel voir le lever de soleil sur les monstres qu'on allait essayer d'affronter par n'importe quel temps.
Les dés sont jetés, départ pour Nayapul en taxi puis c'est l'aventure. Premier arrêt pour les permis d'entrer dans le parc avec toutes les formalités que notre charmant guide a exécutées. Chaque personne va à son rythme, avec son équipement plus ou moins lourd.
On voit de tout sur les chemins: des gens pieds nus avec très peu de matériel, d’autres en tongs avec des charges énormes sanglées autour de la tête qu’ils tiennent des deux mains pour éviter le frottement de la toile sur leur crâne, d’autres en ballerines où en baskets ou tout simplement en bonnes chaussures de montagne. Les Népalais sont de petite taille, assez menus et c’est toujours très surprenant de les voir avec leurs très lourdes hottes. On remonte la vallée gentiment puis après un premier arrêt photo, on demande au paysan qui accepte avec beaucoup de gentillesse. Il laboure sa petite parcelle en appuyant ses pieds nus sur le soc de sa charrue, tirée par deux yacks, on vit vraiment différemment. On repart sans savoir vraiment ce qui nous attend. Des marches, des marches à ne plus en voir la fin, les genoux et tout le reste sont mis à contribution. Notre Rabi est très gentil après un échange de sacs qu’il m’a proposé, je peux continuer et monter jusqu'à Hulleri (1960 m), notre 
première "guets house" (deux chambres avec douche toilettes et eau chaude). On oublie le rudimentaire, on pose la fatigue et les vêtements trempés et on est prêt pour un nouveau repas népalais. Le poulet qui vivait une vie tranquille sous son panier s'est retrouvé, sans l’avoir vu venir, dans une casserole avec les légumes frais du jardin pour satisfaire nos appétits de marcheurs. Et, surprise, notre guide vient nous offrir une assiette de fruits, quelle belle attention. La nuit tombe très vite, le froid aussi. Le ventre plein, le corps fatigué on plonge dans une nuit réparatrice pour reprendre l'ascension le lendemain à 6 h 30 après avoir avalé un bon déjeuner. Le temps s'annonce bien, la montée vers Ghorépani (2750 m), semble moins fatigante peut-être que notre esprit est plus focalisé sur une nature que nous ne connaissons pas (des forêts de rhododendrons géants, des petits ponts suspendus, des cascades, des bambous, des orchidées greffées sur les rhodos, les singes).
Le rythme était relativement soutenu car en début d'après midi nous étions arrivés dans notre lodge. Une bonne restauration du pays a mis fin à nos tiraillements, puis une averse de pluie et de neige nous a rassemblés dans la pièce à vivre autour du feu. Il faisait froid et on supportait les ’’polaires’’. Après avoir pris possession des lieux très rudimentaires, toilettes et douches à partager avec d’autres randonneurs, nous avons risqué une visite à la petite librairie du village. Rien n’a échappé à Isa la littéraire! Le lendemain à 4 h 30 le ciel était tout dégagé, bien équipés contre le froid la lampe frontale pour voir où on posait les pieds, nous 
escaladions les dernières marches dans la neige pour découvrir la chaîne des Annapurnas au lever du soleil. Il nous fallait une heure pour atteindre le Poon Hill à 3210 m.
Nous étions très nombreux à attendre ce moment et tous, essayions de nous réchauffer avec du thé ou une autre boisson bien chaude. Après avoir immortalisé nos exploits montagnards nous redescendons au refuge pour un bon petit déjeuner et reprendre des forces pour continuer notre marche. Les montées se rythmaient au "hop hop "de Rabi, et les descentes au "down down", les arrêts pour nous délester un petit moment de nos charges, ou pour reprendre un peu notre souffle, ou pour une pause "thé ginger lemon honey" " coffee massala" se terminaient par un "zam zam" de notre super guide, et direction Tapadani (2630 m) notre prochaine escale. Difficile, toujours beaucoup de marches, mais la découverte tous les matins de cette 
imposante chaîne montagneuse au lever du soleil était un salaire inestimable.
Chaque village avait son charme et chaque fois c'était une belle surprise. Les rencontres de toutes nationalités nous donnent encore une plus grande dimension à notre expédition. On se croise, on s'oublie et on se recroise, ainsi s'en va la vie. La marche continue avec un village solaire fort surprenant: Gandruk (1940 m). On retrouve une salle de bains avec douche eau chaude, toilettes attenantes à la chambre, enfin un brin de civilisation, on peut sentir autre chose que la sueur. Une fois dans des vêtements propres je peux apprécier l'immense panorama, le petit jardin devant la guets house et le va et vient des ânes qui est le seul moyen de transporter du matériel, puis une petite visite du village s'impose. Les marches n'ont plus de secret pour nous, nos mollets et nos cuisses ne ronchonnent plus. La soirée se passe autour d'une bonne assiette népalaise, puis la fatigue a raison de nous et sous la chaleur de la couette on sombre jusqu'au lendemain pour aller vers Tolka (1700 m). Un groupe d'allemands a envahi les locaux, assailli les toilettes et vite épuise l'eau chaude. J'ai eu beaucoup de chance mais je crois que notre guide était le roi de la négociation j'ai eu droit à une chambre avec douche et toilettes, une installation un peu précaire mais au moins il n'y avait pas la queue pour les urgences. La bière aidant, ils ont fait la fête, notre guide est venu nous chercher mais la fatigue a eu raison de nous. Le lendemain, impossible de louper le lever du soleil grâce aux allemands, pas bruyants mais causants. Après un bon ’’breakfast’’, on reprend les sacs à dos et c'est reparti pour une descente puis une bonne remontée afin de gagner notre prochaine étape. Toujours des paysages magnifiques et une vie montagnarde bien présente avec ses petits écoliers, petites jupes bleues et de magnifiques cheveux noirs noués de chaque côté par deux rubans blancs ou rouges selon les villages, et pour les petits garçons un uniforme: pantalon gris et chemise, les cheveux toujours bien lisses.
Notre dernière soirée en montagne se fait à Dhampus (1650 m). On profite de ces derniers moments à discuter avec un couple de français, à regarder un aigle magnifique par son plumage brun beige, qui tournait au-dessus des poules, à écouter les oiseaux, à faire des photos tout simplement à vivre au rythme de la nature.
Le lendemain on amorcé la descente sur Pokhara (820 m), encore une bonne dénivelée pas très bon pour les genoux d'Isa. Le fond de la vallée paraissait assez loin mais pour nous les escaliers n'avaient vraiment plus de secret. Le taxi en bas nous attendait, nous plongeant ainsi dans une réalité un peu brutale, la route cahoteuse, la circulation, la pollution, la civilisation, nous avons tout retrouvé. Nous étions au même hôtel qu'à notre arrivée, donc en pays de connaissance. Un bon massage népalais a eu raison de toutes mes courbatures et autres petites douleurs, j'étais toute neuve et prête pour un bon repas préparé par des locaux que Rabi nous avait fait connaître. Isa a mis trop de temps pour se décider à se faire masser une autre personne est passée, dommage car vraiment ça en valait la peine. La soirée fut très typique et un peu nostalgique, ça sentait la fin. L'après midi, nous l'avions consacrée à la visite de Pokhara, ses cascades, sa grotte, et son lac où nous avions navigué sur une petite barque jusqu'au temple qui se trouve au milieu du lac. Puis le lendemain le ’’mini van’’ nous attendait pour nous ramener à notre hôtel de Katmandou. Une bonne toilette, puis un bon repas et on était prêt avec tous nos projets pour le lendemain: avant dernier jour..... Nous avons visité le temple de Patan et son magnifique musée.
J'ai essayé de comprendre le boudhisme, mais il faut s'y pencher beaucoup plus pour en saisir toutes les nuances. Puis la journée a passé très vite pour chercher ce que je pourrais bien ramener, puis le dernier jour fut là, arrivé beaucoup trop vite. Il y a tant de choses encore à partager. Nous avons encore gravi quelques marches pour nous rendre au sommet d'une petite montagne pour un super point de vue sur la ville, mais hélas la pollution et le temps n'ont pas permis de voir la ville à nos pieds, on ne peut pas toujours être gagnant.
Puis nous avons visité Baktapur, un village médiéval magnifique avec ses artisans, potiers, fileuses, sculpteurs, maîtres dans l'apprentissage des mandalas (ce qui a retenu Isa et Alex pour la fin de la semaine) etc. La pluie nous a fait regagner l'hôtel très rapidement. Un orage assez violent, nous a contraint à ne plus bouger, comme pour immortaliser ces derniers instants. Notre ultime repas népalais, et voilà tout se termine, se quitter est difficile mais il faut y aller. L'avion m'attend, l'enregistrement est long et la boule dans la gorge est bien là, des gros gros bisous et voilà, le retour s'amorce. Et si c’était à refaire je referai ce chemin avec mes deux globe-trotters, et notre guide! 
C'est inoubliable.
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                   Le Népal avec les détails pratiques

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Le Népal ou la spiritualité apaisée !

Isa , le 6 avril 2015 17:25

 

Après cette bouffée d'oxygène que fut notre trek, nous avons enchaîné avec la visite de différents sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, tous situés aux alentours de la capitale. Tout d'abord, nous avons visité Patan, ancienne capitale royale et son magnifique Durbar square, puis nous avons poursuivi nos découvertes culturelles avec le Durbar square de Bakhtapur et plus généralement la vieille ville médiévale. Enfin, nous avons terminé ce périple par Bouddnath, la grande Stupa, monument majeur du bouddhisme tibétain. Finalement, ma maman est repartie pour la France et nous avons attaqué une activité bien différente de tout ce que nous avions fait jusqu'à présent...la réalisation de mandalas tibétains, ou en tous cas une introduction à cet art!

Tout à commencer, alors que nous nous promenions tous les trois dans Bhaktapur, cela faisait plusieurs jours déjà que me trottait dans la tête l'idée de comprendre un peu plus la symbolique et la manière dont sont réalisées ces véritables oeuvres d'art que sont les mandalas. A Bhaktapur donc, on flânait quand en passant devant une énième école de peinture, je me suis dit "tiens, et pourquoi pas ici?". De fait, je suis entrée dans cette toute petite échoppe, sur 2 niveaux, l'école elle-même étant au 2ème...et là, j'ai rencontré Madhu! Madhu Krishna Chitrakar, maître peintre (maitre zen un peu aussi!) qui m'a accueillit en me demandant ce qui m'avait poussé à rentrer dans son école (plutôt qu'une autre!); je lui ai dit que je n'en savais rien mais que ma curiosité concernant cet art du mandala avait été trop forte et que je souhaitais comprendre! Après une grosse heure de conversation, nous avons donc pris rendez vous pour 3 après midi de cours, dès le lendemain (c'était une vrai chance car habituellement Madhu ne donne pas de cours à des particuliers mais uniquement à des groupes dans les monastères ou à des enfants défavorisés, sponsorisés par une association d'aide à l'éducation) 

Après avoir déposé ma mère à l'aéroport, nous sommes donc partis nous installer à Bhaktapur pour 4 jours (finalement, les 3 jours se sont transformés en 4...3, ça faisait vraiment trop juste!) avec armes et bagages. Ces 4 jours ont été juste parfait... Nous avions élus domicile dans une petite guesthouse sur la même place que l'école et le matin, après notre petit déjeuner, on partait en vadrouille dans la vieille ville, sur les conseils de Madhu qui la veille nous indiquait le ou les temples à visiter. Puis, pour midi, nous nous présentions à l'atelier le cours commençait. Nous avons chacun réalisé un mandala classique, en suivant les indications de Madhu, puis après une petite heure de concentration sur nos traits et nos couleurs, on discutait de bouddhisme (les légendes et les dieux), d'art du Népal (les symboles, les couleurs...) et plus généralement, de notre motivation profonde à faire ce voyage.

Madhu, au départ de ce cours, pensait que nous avions agit à la légère et tâchait de nous remettre sur le droit chemin; les jours passant, il a compris notre démarche et les échanges se sont fait plus profonds, sur nos attentes de la vie en général, tout cela mâtiné par sa vision de l'homme de l'est (comme il le dit lui même) et de ses profondes croyances spirituelles. Ces conversations à battons rompus ont rajouté à ce cours d'initiation aux mandalas, un petit quelque chose que nous ne risquons pas d'oublier de sitôt!!! Puis, nous nous remettions au travail et vers 15h30, c'était l'heure du thé et du goûter (des tartines de nutella). Finalement, nous achevions le cours aux alentours de 16h30-17h.

Ces échanges, Madhu lui même, nous ont vraiment touché par leurs sincérités et là encore, cette rencontre va marquer notre voyage. A l'issu du 4ème jour, nous avions fini nos mandalas. Après une dernière tasse de Masala, nous avons fait nos adieux à Madhu et sommes retournés vers Katmandou, d'ou nous avons décollé pour Hong Kong quelques jours plus tard.

Incredible India, certes mais So Beautiful Nepal!

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Des montagnes, des mandalas...et des yaks

Isa , le 6 avril 2015 05:03

Le 10 mars nous avons quitté l'Inde pour le Népal. Petit pays composé pour plus de la moitié de son territoire de montagnes, dont 8 figures dans le top 10 des plus hauts sommets du monde : l'Annapurna, le mont Everest, le Machapuchere...sont autant de noms que nous avions vu dans nos cours de géo, mais que nous n'imaginions pas voir en vrai...et bien voilà qui est fait!

Nous sommes donc arrivés à Katmandou après un vol compliqué : nous avons pris l'avion à Varanasi pour attérir brièvement à Delhi, avant de décoller à nouveau pour Katmandou où nous sommes finalement arrivés vers minuit. L'aéroport principal du Népal est à l'image du pays....il tente de faire au mieux, avec un succès plutôt mitigé! Nous avons attendu une grosse heure nos bagages, dans une salle blindée de voyageurs, mais également de bagages d'autres vols, plus ou moins abandonnés là, en attente d'on ne sait trop quoi. Je peux vous garantir qu'à minuit après 9h de voyage, ça a un côté un peu terrifiant...mais bon, nous avons finalement retrouvé nos sacs, pris un taxi et sommes arrivés à notre hôtel vers 1h30 du matin, enfin!

Le lendemain, nous sommes partis à la découverte de Katmandou ou plutôt du quartier touristique de la ville, Thamel. C'est là que se concentre la majorité des hôtels, guesthouses, agence de treks et magasins de souvenirs de la ville. Relativement pittoresque, Thamel donne une image un poil faussé de la ville car du fait des masses de touristes qui y résident, la pauvreté, la saleté y ont moins de place qu'ailleurs. En terme d'hygiène et de manière de vivre, voir de niveau de vie, le Népal se rapproche de l'Inde avec moins d'animaux dans les rues, tout autant de temples mais des habitants plus "ouverts" envers les étrangers que nous sommes.

Pour cette 1ère journée, notre but était de mettre la main sur l'agence ou le guide de trek avec laquelle nous allions partir pour 10 jours environ dans le massif de l'Annapurna. A Thamel, il y a autant d'agences de trek que d'hôtels et il est parfois compliqué de faire la part des choses entre le bon grain et l'ivraie ! Je m'étais déjà pas mal renseignée sur internet et savais que par rapport au temps dont nous disposions, le trek de Gorepani/Poon Hill, dans les Annapurnas, serait le plus adapté... Surtout que nous ne l'avons pas fait que tous les 2, ma maman nous a rejoint et a passé 15 jours avec nous. Entre visites culturelles et trek nature, nous en avons bien profité tous les 3. D'ailleurs, j'attends incessamment son article sur ce qu'elle a pensé du Népal et de son voyage en général...A lire très vite!

Pour en revenir au choix d'un guide, il faut savoir que ce trek n'étant pas spécialement compliqué, il peut se faire juste avec une carte, nous avons croisé pas mal de gens qui le faisaient ainsi. Cependant, un guide ne coûte au final pas tant cher et si vous tombez bien, c'est un vrai plus...le chemin bien sûr n'a pas de secrets pour lui, il peut vous renseigner sur la faune et la flore, sait quelle guesthouse est correcte ou non (et quand on voit le nombre qu'il y en a sur le parcours, c'est mieux d'avoir une personne qui connaît son sujet!) et connait tous les trucs et astuces du chemin (par exemple, du fait de certains détours/raccourcis que nous avons pris, nous sommes toujours arrivés au bon moment à notre lodge étape, gagnant de fait, les meilleures chambres parfois même avec salle de bains attenantes, évitant la neige et la pluie, plus courante l'après midi ou encore apercevant des singes dans des zones plus calmes de la jungle...) Bref, nous avons trouvé que le guide était une vraie valeure ajoutée et de plus, ça donne du travail à un népalais pendant une grosse semaine. Dans un pays pauvre comme l'est le Népal, ce n'est pas négligeable ! Par contre, on vous proposera aussi d'avoir 1 ou plusieurs porteurs... Là, chacun son choix, nous nous avons refusé mais nos sacs ne dépassaient pas 15 kg (ce qui était parfois limite dans les grimpettes). Pour maman, heureusement que notre guide a été sympa comme tout, il a switché son sac avec le sien (bien plus lourd) et du coup, ce fut moins fatiguant. On croise beaucoup de randonneurs qui font appel aux porteurs et ce n'est pas une si mauvaise idée, mais je pense que ça dépend de la longueur et de la difficulté du trek que l'on fait...et si on est paresseux ou pas!!!

Finalement, notre hôtel étant associé avec une toute jeune agence, le gérant, lui-même guide, nous a proposé un deal très intéressant, meilleur marché que ses concurrents. Pour 400$ par personne, nous avions les services d'un guide pour nos 7jours de trek (avec son salaire, sa nourriture/hôtel et assurance incluse), nos nuits en lodges avec les repas compris (hors boissons), le trajet aller-retour pour Pokhara (la ville dont partent tous les treks pour cette région), ainsi que le taxi pour Nayapul, le village d'où nous avons commencé notre ascension et enfin l'hôtel avec les petits dej' à Pokhara... Les prix que j'avais trouvé sur internet oscillaient plutôt entre 480 et 450 euros! La seule chose a vraiment vérifié quand vous réservez un package, c'est avant tout la licence du guide, il doit être certifié par l'État! Après, pour les autres points, toutes les agences proposent plus ou moins le même type de prestations! Surtout quand il s'agit de ce trek en particulier, un des plus court et donné comme étant plutôt facile (!!!!)

Cette mission accomplie, le trek une fois réservé, nous avons pu continuer à découvrir la ville avec ses temples et autels qui jalonnent la vie de toutes citées népalaises, de grandes stûpas blanches aux autels plus confidentiels adressés à tels ou tels dieux, on se rend compte de l'importance de la spiritualité dans la vie des népalais; il s'agit d'un mélange perpétuel de bouddhisme et d'hindouisme, mais à l'inverse des indiens, ils paraissent moins "fanatiques", très croyants malgré tout, leur manière de pratiquer leur religion reste emprunt de pudeur...On retrouve très souvent les grandes déités hindous: Ganesh, Vishnu, Shiva, leurs épouses et animaux/compagnons respectifs, mélangés aux croyances et au culte de Bouddha dans sa version tibétaine.

Ma maman a atterri quelques jours après nous et ce fut un réel bonheur de la voir.  Après 9 mois de séparation, c'était fabuleux de la voir en vrai et non plus à travers un écran d'ordi!

Nous sommes partis pour Pokhara deux jours après son arrivée, en ayant néanmoins pris le temps de visiter le temple des singes, à l'ouest de la ville et le Durbar Square de Katmandou (Durbar square est une place que l'on retrouve dans toutes les grandes villes népalaises et qui regroupent plusieurs temples, un palais...) assez impressionnant avec son architecture de briques et de bois mélangé. Le Népal est très réputé pour ses sculpteurs sur bois et ses ensembles palais/temples, complètement sculptés, donnent une idée assez précise de l'étendue de leurs talents!

Nous avons donc, quitté Katmandou pour Pokhara, petite ville typiquement de style balnéaire, au bord d'un lac, très touristique également mais avec une vue magnifique sur le massif, quand les nuages daignent se lever... Après le bruit et surtout la pollution de Katmandou, Pokhara apparaît comme une étape incontournable sur le chemin des sommets!

Je ne m'étendrai pas sur notre trek, je vous laisserai le découvrir en lisant l'article de ma mère! Mais ce fut 7 jours intenses, avec des moments incroyables ou la vue sur les montagnes ravissait chacun de nos regards et justifiait les milliers de marches que nous avons monté et descendu pendant ce trek! Les forêts de Rhododendrons en fleurs, la jungle, le bruit des rivières gargouillantes et filant vers les vallées, la grimpette à 4h30 du matin pour le sommet de Poon Hill, à 3200m, pour voir le soleil se lever sur tant de sommets à plus de 7000m sont autant de souvenirs qui ont fait de ce trek un moment fort de notre voyage.

Nous sommes, donc, ensuite redescendus dans la vallée, avons laissé derrière nous le calme et la paix des montagnes pour rejoindre la bruyante Katmandou!

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